- Les contractions.
Certaines d'entre vous ont parfois ressenti leur
"ventre" se durcir au point parfois d'éprouver le
besoin de venir à la clinique pour être rassurée. Au moment du
travail, ces contractions sont plus intenses et
se rapprochent.
On dit toutes les 5' pendant 1h30 mais ce ne sont que des
chiffres indicatifs : on ne prend pas sa montre pour
chronométrer!....
- La perte des eaux
Il peut s'agir d'une perte brutale sans ambiguité mais souvent,
il s'agit de petites pertes liquidiennes peu franches. En cas de
doute, il vaut mieux venir à la maternité.
- C'est la date du terme : (voir dépassement de terme)
Dans la valise, je n'oublie pas |
la carte
de groupe sanguin |
Les affaires du bébé dont la liste est disponible également à l'accueil de la maternité.
Il s'agit des contractions associées à la modification du
col.
Globalement, le col se dilate d' 1 cm par heure (pour un premier
bébé) pour ariver jusqu'à 10 cm (dilatation complète). Cette
période nécessite la surveillance des contractions et du rythme
cardiaque foetal (RCF).
L'appréciation de la modification du col et de sa dilatation
s'apprécie dans le temps...il faut avoir la patience d'attendre
pour qu'elle atteigne 2-3 cm avant d'envisager une analgésie
péridurale.
La douleur est plus ou moins intense; un bain chaud peut être le
bienvenu...
C'est une technique anesthésique, réalisée par un médecin-anesthésiste, qui permet d'atténuer les douleurs de l'accouchement, grâce à l'administration de médicaments qui vont réduire ou bloquer la transmission des sensations douloureuses. Pour agir le plus efficacement possible, ces médicaments sont injectés à proximité des nerfs qui transmettent la douleur, dans un espace qui s'appelle l'espace péridural.
Sur le plan anatomique, les nerfs convergent pour former plus haut la moëlle épinière et transmettent à notre cerveau des informations sur le corps. La moëlle est aussi le relais d'informations cheminant dans l'autre sens, à savoir les commandes que le cerveau donne à nos muscles. Le cerveau, la moëlle et ses prolongements baignent dans un liquide appelé liquide céphalo-rachidien, et entouré par une gaine formée par les méninges (dont la dure-mère fait partie).
Pour procéder à la mise en place d'une péridurale, le
médecin-anesthésiste doit placer dans l'espace péridural un
petit tuyau fin appellé cathéter de péridurale qui permet
l'administration continue des médicaments.
Pour l'accouchement, l'accès à l'espace péridural se fait au
niveau lombaire où il n'y a plus de moëlle épinière,
seulement des nerfs.
Depuis 1995, les anesthésistes du groupe gynaissance ont mis
au point un type de péridurale qui permet de déambuler pendant
le travail tout en bénéficiant des avantages analgésiques de
la péridurale.
Les bruits du coeur du bébé (monitoring) et les contractions
sont enregistrés à distance par 2 capteurs et retranscrits sur
un écran en salle de naissance, ce qui permet la surveillance
continue.
Quelques précautions doivent être prises :
- vérification de la tolérance à la postion assise puis debout
- être toujours accompagnée d'un adulte pendant la
déambulation
- ne pas s'alimenter au distributeur...
- ne pas monter les escaliers
- avoir un BIPER permettant à la sage-femme de vous rappeler en
salle de naissance (examen, repositionnement des capteurs...)
Les concentrations de produits utilisées sont un peu
différentes de la péridurale classique.
Si la douleur liée aux contractions est bien soulagée pendant
le travail, elle peut réapparaître lorsque le bébé descend,
et surout lors de la mise au monde : pas de panique....
Pour ceux qu'un dessin anatomique n'effraye pas...ils peuvent cliquer sur le lien "peri" et voir en détail le principe de cette fameuse "piqûre dans le dos...".
Sinon, pour tous, en cliquant ici, vous verrez quelques images de l'espace dédié à la
déambulation.(archi. Mr GACHET - Fresques: Mme)
La "mise au monde" est la phase de sortie du bébé proprement dite. Après être arrivé à dilatation complète, il faut attendre que le bébé "descende" dans l'excavation pelvienne. On ne "pousse" pas trop tôt...! Puis vont commencer les efforts de poussée.
Voilà un mot qui n'a pas bonne
réputation !!! Et pourtant ils sont bien utiles. Bien sûr, ils
ne sont plus utilisés pour "forcer", comme leur nom le
laisse à penser, mais pour orienter la tête du bébé dans un
axe favorable à sa sortie.
L'aspect "allongé " de la tête à la sortie du bébé
(bosse séro-sanguine) est liée à la durée du travail et au
fait qu'elle appuie longtemps sur le col.
Les suites de l'épisiotomie sont inconfortables et certaines d'entre vous ont malheureusement entendu des commentaires très pénibles voir plus..., commentaires qui ont l'inconvénient majeur d'accentuer une inquiétude bien naturelle.
Ah! encore une bouteille à
l'encre qui mérite qu'on s'y arrête.
En résumé, la césarienne ne s'impose que lorsque
l'accouchement par les voies naturelles présente un risque
obstétrical qui devient important pour le
bébé ou pour la mère (l'absence totale de risque -rique
"zéro"- n'existant pas...).
La plupart du temps, on ne peut pas la prévoir.
Elle est réalisée sous analgésie péridurale au bloc
opératoire.
On place un champs (grand "drap") qui sépare le
chirurgien.

La
césarienne
Le papa est accueilli s'il le souhaite (mais on se rassure, on ne voit pas l'intervention....). L'accueil du bébé se fait donc...en famille.
Dans certains cas, la césarienne doit être programmée en raison de risques particuliers.
C'est la sortie du placenta. Elle se produit en général 20 à 30' après la naissance. Parfois, elle est retardée ou l'uterus peut à saigner plus abondamment que d'habitude ce qui oblige à pratiquer une délivrance artificielle.
Quand il s'agit d'une indication
médicale, il ne se discute pas ( dépassement de terme
trop important, hypertension artérielle,
diabète, retard de croissance etc...).
Par contre, dans certains cas, des situations particulières
peuvent vous amener à le souhaiter. On l'appelle
"déclenchement de convenance". Il s'agit en fait de
"donner un coup de pouce" alors que les conditions
locales sont favorables, autrement dit que le col a déjà
commencer à s'ouvrir. Une information et un formulaire de
consentement sont disponibles
La date du terme reste
théorique. Le début de grossesse n'est pas précis au jour
près, la durée de la grossesse est propre à chaque bébé et
à chaque maman et le terme de la sécurité sociale n'est qu'une
date administrative...
On convient donc de parler de dépassement de terme à cette date
et donc de commencer à surveiller la vitalité du bébé toutes
les 48h.
Même si tout va bien on n'attend pas plus de 7 jours et on
convient d'un déclenchement.
Si le col est ouvert, on n'attend pas plus longtemps et on propose également un déclenchement
En pratique : le jour théorique
du terme (ou la veille), vous devez voir les sage-femmes de
consultation.
Il suffit de prendre rendez-vous la veille ou l'avant-veille au:
01.46.74.44.66
48h après, il faut poursuivre la surveillance avec en particulier un enregistrement du rythme cardiaque foetal.
L'accouchement par le siège a la réputation d'être plus difficile que celui où la tête du bébé se présente la première. Faut-il pour autant proposer une césarienne systématique ?. Plusieurs éléments entrent en jeu :
- le nombre de grossesses antérieures : on comprend aisément que l'accouchement est A PRIORI plus facile s'il y a déja eu un ou plusieurs accouchements antérieurs.
- du poids estimé du bébé : on propose une échographie en fin de 8ème mois.
- de la mesure du bassin : la tête du bébé étant le facteur "limitant" on comprend qu'il faut que celui-ci ne soit pas "trop gros" et que le bassin soit de mensurations suffisantes, en sachant que les mesures du bassin ( radiopelvimetrie ) ne sont qu'une estimation et qu'un bassin qualifié de "petit" signifie qu'on ne prendra pas de risque si la présentation est un siège. (cela n'a pas du tout la même signification lorsque la tête se présente en premier et on ne fait donc pas de radiopelvimétrie dans ce cas)
à suivre (en attendant, lire "mesure du bassin : radiopelvimétrie")
Il arrive parfois, que l'accouchement survienne prématurément.
Nous disposons d'une unité de type "kangourou" où les bébés restent au contact de leurs mamans. Une équipe pédiatrique complète assure leur prise en charge. A partir de 34 semaines d'aménorrhée (7 mois révolus), un bébé peut être pri en charge sur place.
Avant ce terme, un transfert avant la naissance est discuté puis organisé dans les meilleures conditions possibles.