mesure du bassin : radiopelvimetrie

Est-il possible, en mesurant le bassin maternel, et en le comparant aux mensurations du bébé et en particulier de sa tête, de prévoir si celui-ci pourra "passer" par les voies naturelles...!cette mesure du bassin se fait le plus souvent par scanner et s'appelle une pelvimetrie.

Les choses ne sont pas aussi faciles.

- Tout d'abord le bassin n'a pas une forme géometrique simple et la tête du bébé...non plus...elle n'est pas sphérique! Ce n'est donc pas une équation mathématique évidente.

- D'autre part, le passage de la tête du bébé dépend de sa flexion dans le bassin. Cette flexion se produit lors des contractions du travail d'où la difficulté à prévoir les modalités de l'accouchement.

  Mais dans certaines circonstances la pelvimétrie peut s'avérer utile essentiellement :
- en cas de présentation du siège
- en cas d'antécédent de césarienne

indications :
- Présentation du siège :
la tête est le "facteur limitant" du passage du bébé dans le bassin.
En cas de présentation "tête en bas" c'est elle qui se présente en premier , si elle "refuse" descendre, le corps du bébé est toujours dans l'uterus et une césarienne peut se réaliser sans problème.
Par contre en cas de présentation du siège, la tête se présente en dernier et il n'est donc pas question de faire le "pari" qu'elle puisse ne pas passer car dans ce cas le corps du bébé est déjà descendu...On mesure donc le bassin et si ses mensurations paraissent insuffisantes, on propose une césarienne programmée.

  Ces cas représentent 30% des accouchements par le siège.

On comprend donc que cela n'est pas applicable en cas de présentation céphalique (tête en bas) : d'une part on réaliserait 30% de césariennes d'emblée sans préjuger des autres motifs de césarienne pendant le travail .

- Uterus cicatriciel
La mesure du bassin était proposée pour éviter que l'utérus ne "force" trop sur la cicatrice antérieure en cas de bassin trop "étroit". Mais surtout c'est l'examen obstétrical en fin de grossesse et l'expérience de l'accoucheur qui est le facteur essentiel d'appréciation.

Un certain nombre d'équipes ne propose plus systématiquement de radiopelvimétrie dans ce cas.